#Interview Les conseils de Florence Tredez, journaliste au ELLE

Interview Florence Tredez ELLE AlgoLinked

Chez AlgoLinked, nous prenons très à coeur de vous donner un maximum de conseils pour optimiser les relations avec les médias et les journalistes. Et c’est donc eux qui sont bien placés pour vous donner des conseils pour mieux les informer de vos actualités. Rencontre avec Florence Tredez, journaliste au ELLE pour les rubriques CULTURE, MUSIQUE, CINEMA, LITTERATURE, PEOPLE, SOCIETE , et créatrice de Marie-Frange.

Florence Tredez reçoit un nombre incommensurable de mails et d’informations tous les jours. Mais Florence est curieuse de tout et ouvre tout. De l’édition à la musique, au cinéma à la mode, Florence lit, trie, répond aux urgences, range des mails auxquels elle pourra répondre plus tard. Florence est toujours à la recherche des « pépites » artistiques et accorde beaucoup d’importance au défrichage, à son flair, « aux diamants bruts de demain».

 

AlgoLinked : Comment dénichez-vous les premiers succès musicaux d’aujourd’hui qui seront nos stars de demain ? Y-a-t-il un jeu de codes  de sensibilités ?

Florence Tredez, journaliste au ELLE : « Quand j’ouvre un communiqué de presse, le design et les photos sont des éléments importants pour moi. Une belle typographie et de beaux visuels jouent beaucoup. Dès que c’est branché ça me plaît.

La belle photo, c’est une photo lumineuse, pas dans le noir SVP,un peu arty mais pas trop, où les artistes sont bien photographiés et beaux. structure communiqué de presse

Ça a l’air d’une blague mais il y a beaucoup de photos où les artistes ne sont pas mis en valeur. Ce sont souvent des membres de la famille de l’artiste qui prennent les photos alors qu’il faut faire appel à des photographes professionnels (pas forcément Richard Avedon bien sûr), simplement un photographe doué, qualifié et qui mette la personne en lumière. C’est tout ce que je demande. Si la photo est de qualité, tu te projettes tout de suite et tu envisages l’article.
Pour les livres, je vais me pencher sur le sujet et le contenu. Il y a des petites maisons d’éditions qui défendent des choses un peu hors cadre comme « le droit à la paresse ». Je pense également à l’une des œuvres de Mona Chollet, « Sorcières, la puissance invaincue des femmes ». Dès que le contenu est original, j’adore !

De manière générale, j’aime un bon découpage dans un communiqué de presse,  un peu comme un article de presse avec une photo, un  petit texte, un petit pavé, une phrase d’accroche avec un point d’exclamation, une information où on sent un peu l’urgence.

J’aime aussi les jeux de mots et les gens culottés. Je pense qu’il ne faut pas avoir de complexes, et moi j’adore les gens qui sont hyper rentre dedans, qui te parlent d’une façon personnalisée, l’accroche est très importante.

Il n’y a rien de plus énervant que les gens qui t’envoient des CP sans se renseigner sur tes derniers papiers que tu as écrits. Je traite de la musique, je ne fais pas les coussins ».

 

Lors de notre conversation passionnée, Florence Tredez nous a confié ses plus belles interviews, ses premiers papiers d’artistes qui sont nos stars d’aujourd’hui (Mc Solar, Amy Winhouse…) mais aussi ses moments de stress à ses débuts.

 

Florence Tredez : « J’étais très timide donc c’était très dur au début. J’ai 12000 anecdotes de maladresses. Mais je suis très pugnace donc mon idée c’est toujours de faire différent…C’est un gros travail psychologique.

Je préfère voir les gens pour les interviews. Ça m’arrive également de faire des phoners, surtout avec les artistes à l’étranger. Donc cela se déroule souvent en anglais. Sinon je privilégie la rencontre physique et la durée de l’interview est majoritairement de 30 minutes.

Je regarde les artistes dans les yeux et j’essaye de les remettre à leur place d’humain. En général ça leur plait beaucoup. Les artistes ont besoin qu’on les comprenne. Pour comprendre un artiste, il faut bien connaître leurs œuvres. Mais je mobilise aussi tous les points communs entre nous pour essayer d’être complètement dans son univers.

C’est aussi une histoire d’ondes, de fréquences, comme une radio. Quand tu es sur la bonne fréquence, ils te donnent tout, ils se confient plus. Ils savent à qui ils ont affaire et ils te font confiance. Tu arrives à débloquer un truc.

Ma mission est de lui faire dire quelque chose qu’il/elle n’a jamais dit. C’est souvent un aspect de la personnalité ou de la psychologie de l’artiste. Il y a toujours les questions classiques sur la sortie d’un album par exemple mais moi j’aime dévier sur l’intime, le personnel (les blessures, les traumatismes, leurs avis sur des sujets de société tels que le féminisme, la politique…).

Parfois, ils ressortent déstabilisés de l’interview et se disent qu’ils en ont trop dit, et c’est là où toi en tant que journaliste tu es contente de toi. »

 

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